Mercredi 26 novembre s’est tenu un Campus Sandwich d’une heure consacré aux règles typographiques, animé par Franck Dubois, designer graphique. L’objectif : établir, pour les 5 participants en présentiel et la quinzaine en visio, un langage commun pour améliorer la lisibilité de nos écrits professionnels.

Le message central est sans appel : la typographie doit être au service du lecteur. Comme le souligne Franck Dubois, l’œil lit avant que le cerveau ne comprenne. Une typographie soignée réduit l’effort de lecture, améliore la compréhension et favorise la mémorisation du message. Loin d’être un détail esthétique, elle constitue la grammaire silencieuse de nos échanges écrits, au même titre que l’orthographe.

Le problème principal identifié concerne l’improvisation généralisée. Chacun applique ses propres règles, créant confusion et perte d’efficacité, particulièrement dans les organisations où les documents passent par plusieurs niveaux de validation. Cette absence de cadre transforme parfois la typographie en zone de conflit, alors qu’elle devrait rester un espace régulé et partagé.

Parmi les règles essentielles rappelées figurent les majuscules accentuées, l’abandon des majuscules de complaisance (on écrit directeur général et non Directeur Général), le bon usage des espaces avant la ponctuation, les abréviations d’ordre correctes ou encore le traitement des sigles et acronymes selon leur règle de lecture.

Pour faciliter l’adoption de ces bonnes pratiques, plusieurs solutions ont été proposées : discuter des règles en amont de la production, insister sur les bénéfices en termes de lisibilité, créer une mini-charte interne et s’appuyer sur des outils comme Antidote ou ProLexis. L’ouvrage de référence reste le Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale.