Barbara Hendricks, une rencontre exceptionnelle

Le Club de la Presse et de la Communication s’est associé au festival Les Boréales et à Normandie pour la Paix pour l’un des temps forts de la programmation 2019 : la venue de Barbara Hendricks et son Blues Band.

Barbara Hendricks et Michel Murlin

Crédits photo : E. BIernacki / Région Normandie

Lundi 18 novembre à l’Abbaye aux Dames à Caen, veille du concert, l’artiste est venue parler de son engagement pour la paix. Animée par Michel Murlin, journaliste-animateur et administrateur du Club, cette soirée-rencontre avec l’artiste était une première entre le festival Les Boréales et la Région dans le cadre de Normandie pour la Paix.

Michel Murlin a d’abord brièvement rappelé le remarquable parcours de Barbara Hendricks. Activiste des droits humains, elle est, depuis 1987, ambassadrice de bonne volonté pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR) et a été nommée ambassadrice honoraire à vie en 2007.

L’artiste a débuté cette rencontre, dans un parfait français, sur son amour pour la nature et cette saison automnale qu’elle affectionne et qui la ressource. De sa carrière, elle garde en mémoire « ces rencontres reliées au destin qui l’ont menée à la personne qu’elle est aujourd’hui ». C’est à l’université du Nebraska, où elle étudie les mathématiques et la chimie, qu’elle rencontre Jennie Tourel, son professeur de chant. Il lui fera prendre conscience qu’elle est « au service de la musique » et de cette rencontre naîtront les récitals connus de tous, ses représentations aux quatre coins du monde et les récompenses majeures qui font la grandeur de l’artiste.

Guidée par Michel Murlin, Barbara Hendricks a confié à la salle ses premières expériences avec musicales avec son père pasteur : « Ces chants parlaient de souffrance, de l’esclavage (…) je ne peux plus désormais quitter la musique ». Petite fille protestante, c’est très tôt qu’elle a ressenti l’envie de faire face à l’oppression. Elle remercie encore son père de lui avoir appris à ne jamais haïr.

« J’ai eu besoin de faire autre chose que d’être artiste et d’être une bonne citoyenne ». De cette citoyenneté, elle a rappelé lors de cette soirée que voter est un droit nécessaire, qui lui est très cher et « qu’il est difficile d’imaginer un pays où l’on ne peut pas voter ». Elle qui a toujours dans son sac la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, a foi en l’humanité et précise que « l’on peut tous les jours faire pour les autres, se dire bonjour, améliorer la vie de quelqu’un d’autre ». Ambassadrice honoraire à vie de l’UNHCR, lors de ces missions spéciales, elle rapporte avec elle le souvenir de ces femmes courageuses et dignes qui ne lâchent pas prise et « moi non plus ». En 1998, quatre ans après avoir chanté pour l’investiture de Nelson Mandela, l’artiste a créé sa fondation « Barbara Hendricks pour la Paix et la Réconciliation »

Pour clore cette soirée-rencontre, Barbara Hendricks  a déclaré savoir qu’elle ne peut pas sauver tout le monde mais « on peut avoir autour de nous du respect et de l’amour ».

2019-11-25T11:24:43+01:00 19 novembre 2019|

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