Faut-il interdire les frites et les yaourts à la cantine ? Les enfants au cœur d’un débat

Réunis à la Maison des Jeunes et des Associations de Val-de-Reuil, 170 élèves de CE2, CM1 et CM2, des écoles les Dominos, Louise-Michel, Pivollet et Jean-Moulin étaient invités, ce mercredi 12 février, à un grand débat autour d’une question : « Faut-il interdire les frites et les yaourts à la cantine ? ».

Cet événement s’inscrit en préambule du 2e Forum de l’Éducation aux Médias et à l’Information de l’Eure – prévu le 26 mars prochain – et était coorganisé par le groupe EMI de la circonscription, dont fait partie Gilles Fleury, adhérent du Club, le service communication de la Ville de Val-de-Reuil et le Club.

Les enfants ont pu questionner cinq experts de l’alimentation et de sa distribution, sollicités pour partager leurs savoirs auprès d’eux : la diététicienne de Scolarest (Groupe Compass) à Val-de-Reuil, la directrice de Saveurs et Savoirs, Céline Van Cruyssen, la dirigeante de Burger King Tourville-la-Rivière, Karine Berg, le dirigeant de Val2Bio, David Le Compte et le président des Jardins Familiaux, Jean-Pierre Perrault.

À partir de 10 heures, et après une brève présentation des invités et de leurs métiers, l’animateur du jour, Benjamin Barber, du service communication de Val-de-Reuil, a proposé aux élèves de partager leurs réflexions sur le thème avant de poser leurs questions aux experts. Trois vidéos extraites de reportages télé, ont rythmé le débat en exposant trois problématiques :

  • Manger sainement, quels aliments, en quelle quantité ?
  • Manger bio, pourquoi ? Que faire des déchets plastiques ? Comment les éviter ?
  • Des menus végétariens ? Quid de l’élevage ?

La question qui revenait le plus dans la bouche des enfants reste celle des modes de production et de la signification réelle du « bio ». Une première distinction a pu être faite entre les yaourts bios et non-bios : l’ajout d’additifs, les modes de production intensifs (les « usines » à lait, l’usage de pesticides et d’engrais chimiques) sont autant de raisons de privilégier des techniques plus responsables et de proposer des produits plus naturels, meilleurs pour la santé, l’environnement et plus respectueuse du bien-être animal. Ainsi, dans les cantines et certains fast-foods, les yaourts ainsi que certains aliments des menus des enfants portent l’appellation « certifié bio » (« denrées produites dans le respect de la réglementation »).

Une élève de CE2 a ensuite demandé s’ils existent des burgers et des frites bios à Karine Berg ; évidemment, la dirigeante du Burger King de Tourville-la-Rivière a rappelé que l’alimentation de la plupart des fast-foods n’était pas bio et que leur consommation devait non pas être quotidienne mais bien occasionnelle. Le meilleur moment pour rappeler que les frites c’est bon, que les frites (et l’huile) bios c’est mieux, mais pas tous les jours !

Aux alentours de 11 heures, le débat achevé a donné l’occasion aux élèves de voter à partir de la question initiale : « Oui, il faut interdire les frites et les yaourts à la cantine ! » ou « Non, il ne faut pas les interdire ». Ils ont pu déposer leurs bulletins dans deux frites géantes prévues à cet effet. Une manière ludique et responsabilisante d’aborder des sujets majeurs de notre époque.

2020-02-17T15:10:20+01:00 12 février 2020|

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