Vendredi 12 juin, près d’une centaine de professionnels de la communication se sont retrouvés au premier étage du Hangar 107 pour la première édition de SOUFFLE. Un nouveau rendez-vous imaginé par le Club et le Village by CA Rouen, conçu comme une vraie parenthèse : pas un colloque de plus, pas une journée de formation classique, mais un espace pour souffler, s’inspirer, penser et se retrouver entre pairs.

La matinée a donné le ton. Le petit-déjeuner icebreaker, mené par Valentin Taton, a brisé les silences, lancé les premières conversations et forgé l’esprit d’équipe en permettant par petits groupes de passer en mode startup. Un produit, une cible et vingt minutes devant eux pour créer une solution innovante que chaque équipe a pitché devant tout le monde sur la place du Village.


S’en sont suivies quatre “bouffées de tendances” pour rythmer la masterclass “Nouveau souffle”, animée par Michel Murlin. Formation des communicants à l’ère de l’IA avec Juliette Lebourg de l’Iscom, réseaux sociaux et employee advocacy avec Alexandra Bréard et Guewen Shoendorf du Crédit Agricole Normandie-Seine, tous deux accompagnés par Marie Le Courtès de MLC Conseil, renouveau de l’événementiel avec Stéphanie Charny de Seine-Eure Événements, Hélène Guilemot-Grain de l’agence Les Coquettes et Laurie Ortelli pour le traiteur de l’Esat Idefhi, enfin, relations presse et influence avec Solène Mauro de Sonare RP et Fabien Tassel fondateur de Rouen le Mag : autant de sujets traités sans détour, par des professionnels qui font et qui voient.

Alexandrine Betbeder, du Studio by PumpUp de l’agence de Rouen, nous a ensuite permis d’expirer, en défendant le slow content, cette approche qui mise sur la qualité et la singularité plutôt que sur le volume. Un message qui a visiblement résonné dans la salle, et bien au-delà.
En milieu de matinée, le think tank Com a offert un autre type de respiration : un temps d’échange libre entre participants, pour mettre des mots sur les défis du quotidien, confronter les regards et repartir avec de nouvelles perspectives. Moins de scène, plus de conversation. Exactement ce dont beaucoup avaient besoin.











Après un déjeuner pris en commun sur la place du Village, l’après-midi a laissé place à l’exploration. Huit ateliers en simultané, trois univers : le souffle créatif (Laura Ducrocq, Moïna Legrain, Margot Leroy, Aurélie Remond et Mirindra Ramaroson), la voix (Mirindra Ramaroson et Romain Oger), le corps (Pascale Abekzher, Claire Jardin-Ménard, et Xavière Makouche) . Écriture et fluence créative, humour dans la vidéo, prise de parole, podcast, langage non-verbal, pouls professionnel, bulle de sérénité artistique… Chacun a construit son propre programme, au gré de ses envies et de ses besoins du moment. Le format libre a fonctionné : les gens circulaient, testaient, s’arrêtaient là où quelque chose les touchait.
La journée réservait aussi une surprise technologique. En partenariat avec l’association N.E.C.T.A.R, conduite notamment par Anne-Charlotte Gellez, un photobooth propulsé par l’IA était disponible quasiment toute la journée. Le principe : se laisser projeter dans une quarantaine d’univers visuels, celui de SOUFFLE, prompté spécialement pour l’occasion, à ceux des impressionnistes aux années 80, du studio Harcourt aux groupes de rock métal, en passant par l’esthétique Barbie, les briques Lego ou l’univers de différents films. Un terrain de jeu aussi ludique que révélateur, qui a suscité autant de curiosité que de fous rires, et illustré concrètement ce que l’IA peut déjà faire dans le champ de la création visuelle.
Les retours parlent d’eux-mêmes. Sur LinkedIn, les participants ont salué une journée “suspendue”, un “vrai shoot d’énergie”, le plaisir rare de se rencontrer et de se parler en vrai. Certains ont évoqué une journée “passée bien trop vite”, d’autres sont repartis “rechargés à bloc”. Beaucoup ont souligné la qualité des échanges entre communicants “alignés sur la même longueur d’onde”, ce sentiment précieux de ne pas être seuls face aux mêmes défis. Ce qui fait la force de SOUFFLE, c’est précisément ça : redonner aux communicants ce qu’ils offrent toute l’année aux autres. Du temps. De l’espace. De l’attention.
Laisser un commentaire
Vous devez être identifié pour poster un commentaire.