Mardi 12 mai, l’équipe du SIRACEDPC (Service interministériel régional des affaires civiles et économiques de défense et de la protection civile) a accueilli une quinzaine d’adhérents pour une visite privilégiée du centre opérationnel départemental (COD) de la préfecture à Rouen.
Accueillis en premier lieu par Sandrine Gossent, responsable communication, la troupe de communicants et journalistes a suivi le parcours protocolaire des acteurs de la cellule de crise. Après une petit passage par la salle d’accueil des journalistes, le groupe s’est inséré dans le sas d’entrée du COD. “Cette porte ne s’ouvrira que si l’autre porte est correctement fermée”.
Arrivés dans le centre opérationnel, Julia Capel-Dunn, directrice de cabinet du préfet de la Seine-Maritime, a rappelé combien ses services étaient ravis de nous faire découvrir ce lieu emblématique des gestions de crise. Tiffany Weynachter, directrice du SIRACEDPC, accompagnée de Vincent Martin, directeur adjoint, ont ensuite présenté le fonctionnement du site et de ses nombreux aspects concernant la sécurité civile, publique, routière, les protocoles et la communication.
Tout type de crise est concerné par l’activation du centre opérationnel. Liée à la vie quotidienne comme un accident de circulation, au climat (tempête Goretti), la sûreté nucléaire, le risque industriel ou encore la défense et la malveillance (terrorisme). Gérer une crise au COD c’est gérer le cœur et la périphérie de la crise, l’impact sur la circulation, sur le transport, la santé et les écoles. Et tous les acteurs doivent alors être présents dans la salle.
Il y a deux niveaux. Une salle opérationnelle et une salle de décision un étage au-dessus.
La salle opérationnellle des services de la préfectures permet la réception des appels entre les entités concernées, le secrétariat et la remontée d’information, et enfin la mise à disposition d’outils tels qu’une cartographie et une base de données liée à FR-Alert par exemple). Un chef de poste coordonne ces trois missions et des box de travail isolés sont prévus pour chaque entité (Sdis, Samu, Éducation nationale…). Il peut y avoir jusqu’à 80 personnes dans cet espace confiné (sans fenêtre pour gérer les risques industriels et de malveillance) qui exige calme et volume sonore modéré.
Quelle est la chronologie d’une alerte ? Les équipes de la préfecture sont en permanence et en astreinte H24. Dès qu’une info remonte par le Sdis ou la police (accident de la circulation avec victime par exemple), les services de l’État doivent la vérifier, s’assurer que la mairie concernée est prévenue et que la mise en place d’un PMV (panneau à message variable) est organisée. Ce sont les actions du quotidien qui ne nécessitent pas nécessairement l’activation du COD.
Celui-ci est installée dès que la posture de vigilance est activée : lien avec la communication et mise en place d’une veille informationnelle. Selon le dimensionnement de la crise (en fonction du public sensible – scolaire, de l’amplitude géographique, du nombre de victimes…), l’équipe se met en posture de direction avec une prise en main du préfet et si besoin de la mise en place du plan Orsec. Des planifications sont rédigées pour faire face au plus grand nombre de cas particuliers. Les événements météorologiques basculent régulièrement entre vigilance et direction faisant face aux alternances entre prévisions et urgences.
19 personnes travaillent au Service interministériel régional des affaires civiles et économiques de défense et de la protection civile. 50% du temps est attribué à la gestion de crise, 50% aux mission de fonds (protocole, planification, réglementation…). Dix exercices sont prévus par an pour se préparer au mieux à une moyenne de un COD de direction par mois et un COD de vigilance par semaine. Le chef d’État major et le chef de salle doivent connaître toutes les procédures et tous les sigles de toutes les entités concernées par la crise : l’objectif n°1 est de gérer les victimes.
Les adhérents ont été aussi attentifs que curieux. Et un grand nombre de questions ont été posées tout au long de la visite concernant l’Armada, l’Hantavirus, l’IA, les fake news… Le tour du COD s’est terminé par la salle de direction (d’où sont lancés les messages FR-Alert) puis la salle d’information au public où sont mobilisés des volontaires de l’État pour répondre aux appels du grand public lors d’une crise d’ampleur majeure.









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